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Lieux de Colette


Le Palais-Royal



« Ce chef-d’œuvre bâclé en quatre ans, chancelant presque de toutes parts, n’a point de détracteurs. Sa médiocre et régulière hauteur laisse descendre très bas un grand plafond de ciel parisien, l’aurore a tôt fait de dépasser ses toits, le couchant prend le temps de les rougir et les fleurs s’y conservent jusqu’à l’arrière-automne. »

Trois… Six… Neuf…,
1944



« […] mon premier matin de Palais-Royal fut, paupières encore fermées, l’illusion d’un beau matin de campagne, car sous ma fenêtre cheminaient ensemble un râteau de jardinier, le vent courant d’ouest en est dans les feuillages, et cette liquide gorgée qui monte et descend dans le cou sonore des pigeons. »

Trois… Six… Neuf…,
1944



« En me voyant têtue et contente à ma fenêtre, et obstinée à mon Palais-Royal comme un bigorneau à sa coquille, des amis ont soupçonné qu’un amour éclairé m’attachait ici, que ma mémoire chérissait pieusement, chronologiquement, l’histoire du Palais-Royal. C’était me connaître peu, et mal. […] Je n’oublie pas que Giraudoux, promeneur nonchalant, désignait ma fenêtre d’un bras levé, en disant à son chien : “Dis bonjour à Mme Colette !” »
Entre Jean Cocteau et moi, il y a juste la longueur d’un saut, d’un saut de Jean Marais, qui saute l’obstacle comme un cheval… Un geste de la main, un signe de tête et nous voilà réunis.
« Vous avez trouvé encore une province ? me dit-on. Dieu merci, la province de Paris ne manquera jamais à ses amants parisiens, qui savent la découvrir, au besoin la créer. »

Mélanges


Dans l’entresol de la rue
de Beaujolais, premier appartement de Colette au Palais-Royal

La dernière demeure

Sous les arcades






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