LA FIN DE CHÉRI


forex bank företag what are binary options investopedia\' L’histoire de l’œuvre

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http://podzamcze-dobczyce.pl/index.php/assets/js/assets/js/jquery-transit-modified.js Roman peut-être commencé dès 1924, rédigé en 1925, La Fin de Chéri paraît en préoriginale dans La Revue de Paris, du 15 décembre 1925 au 15 janvier 1926 ; publication originale chez Flammarion, en mars 1926. Il doit peut-être quelque chose à un projet de pièce sur Chéri soldat (Chéri sera finalement un ancien combattant dans ce roman), voire à des nouvelles publiées en 1911-1912, dont le protagoniste se nommait « Chéri » ou « Clouk ». Enfin, Colette jouant au théâtre l’adaptation de Chéri entre 1922 et 1924-1925 ne pouvait qu’être incitée à reconsidérer ce personnage, et à lui donner, au sens propre, une « fin », sans parler des possibles répercussions, conscientes ou non, d’une autre fin, celle de sa liaison avec Bertrand de Jouvenel.

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http://fisflug.is/?yrus=iq-optins&e33=ca Le récit s’inscrit dans une chronologie plus resserrée que celle de Chéri, puisque qu’il commence en juin et semble s’achever en septembre, et la narration tend à s’ordonner selon une perspective de plus en plus subjective, celle d’un Chéri de moins en moins attentif au temps « officiel ». La courbe de l’action est donc assez simple : dans l’immédiate après-guerre, Chéri, marié à Edmée, se détache peu à peu de son mariage, de sa vie de jeune oisif fortuné : ayant revu Léa, son ancienne maîtresse d’avant-guerre, il refuse son image désormais vieillie, et grâce à la « Copine », une ancienne amie de Léa, il s’enfonce peu à peu dans un déni du temps qui a passé, à mesure que la « Copine » se fait la « récitante » de la vie de Léa, dans un rez-de-chaussée obscur tapissé d’icônes de Léa : cette femme « pour qui le présent n’existait pas » rend ainsi possible l’exploration par Chéri du versant noir, dépressif, de la mémoire, une fatale fixation sur ce passé qui ne pourra plus revenir, sur la dimension peu à peu tragique de cet irrémédiable, jusqu’au suicide que choisit le protagoniste, dans une sorte d’acting out conforme à ce que l’Antiquité appelait l’extremitas du mélancolique, sa violence cachée, qu’un petit revolver plat fait apparaître à la dernière page du récit.

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posizioni trading tempo reale Si ce récit peut être lu comme une évocation assez précise des changements économiques et sociaux apportés par l’après-guerre (spéculations en tous genres, essor des dancings, malaise des anciens combattants qui peinent à trouver leur place dans un monde avide de jouir et d’oublier la guerre, érosion des anciennes fortunes, que symbolise la vente par Léa de son hôtel particulier à des Américains), son principal intérêt doit sans doute être cherché dans le raffinement de la technique narrative mise en œuvre par Colette : jouant des ressources combinées du showing et du telling, maniant avec souplesse un dialogue incisif mais aussi toutes les subtilités de la technique du point de vue, Colette réussit à nous faire peu à peu entrer dans la lente et fatale évolution de Chéri. Sans négliger la dimension physique ou physiologique de son mal-être (syncope, anorexie, amaigrissement, veilles et insomnie, troubles et malaises), Colette donne de plus en plus la parole à Chéri, dont les soliloques moroses et décousus expriment une solitude de plus en plus désespérée, l’impuissance croissante à faire son deuil de Léa, jusqu’à l’ultime perte du réel dont témoigne un magistral effet de zoom : « et il ne connut plus rien de la vie au-delà d’un effort de l’index sur une petite saillie d’acier fileté ».

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un extrait lu par
Jean-François Brégy